,Qui ne connait pas Essouika à Constantine?qui n'a pas apprécié ses ruèlles, ne dévoilant que trés peu de choses
sur le vie de ses habitants,un quartier mythique,un quartier ville,puisque on l'appelle également le vieille
ville.Essouika ce leg de plusieurs civilisations,une terre ou est superposée les traces des romains,arabes turques
et même francais,on va a Essouika comme un rituel,on fait ses courses,on rencontre des gens...mais les choses
ont beaucoup changé.
Auparavant,on y entre,comme on entre dans un lieu spécial,Essouika et ses ruelles,ses maisons qui tombent en
ruine,et ses commerces qui ont fait sa renommée,dont certains attirent des clients venant d'autres villes de l'est
algérien...
Sur l'artère principale,Slimane Mellah,c'est un va et vient continu,femmes,hommes et enfants,un monde fou,qu'aux
heures de pointe on marche au coude a coude,ce qui facilite la tache a ces nombreux voleurs qui profitent de cette
aubaine:la torpeur générale et ce manque d'attention des jenêurs...
L'eau coule de partout,le pavé est trés glissant,par endroits se dégage des odeurs insuportables,mais les gens
sont complètement indifférents a ces bouches d'égouts a ciel ouvert,ca fait partie du décor...
Insensibles,femmes et hommes,se "promènent",ils se renseigent,demandent les prix des produits,palabrent avec
les vendeurs,protestent ou discutent un moment avant d'avancet vers un autre vendeur...
Les gens qui viennent iç vivent sur les souvenirs du passé,une nostalgie de ce quartier,parceque,il est vrai que
Essuika,d'il-y-a deux ou trois et quatre dece nnies,n'etait que parfum de rose et jasmin,c'etait ces maisons
brillantes de
proporeté,passées a la chaux tous les ans,c'etait ces échopes d'ou se dégageaient de multiples odeurs des
épices
et des différents produits,le quartier est nettoyé trés tôt le matin,et ceux qui faisaient leur courses faisaient
également une promenade,mais que reste-t-il de ces dinandiers,ces épiciers,ces petits artisans et tous ces
bouchers qui l'ont rendu célèbre?
Beaucoup de constantinois s'y rendent par nostalgie,tenter de retrouver les traces du passé.
C'est le cas de cette vieille dame que j'ai rencontrée dans ce vieux moulin d'Essuika,peut etre même, le plus
vieux ,selon son propriétaire,elle a évoqué ce quartier et ses souvenirs puisqu'elle y a habité pendant de longues
cannées,et chaque début de ramadhan,elle revient comme pour un pélérinage, pour acheter son "frik"ce blé
concassé,indispensable au "djari"la chorba de Constantine,dans ce moulin,pas loin de trik djdida,ils veillent a la
tradition assure-t-elle,y'a pas de tromperie sur la marchandise.je vous livre la suite de ma ballade a Essouika
demain,d'içi la saha ramdankoum pour les jêuneurs et bonne journée pour les autres
ces bouchers