Meme si elle est mondiale, la violence excercée a l'egard des femmes est un phénomene inquietant en algérie,puisqu'il prend des proportions alarmantes.Malheureusement,la question de la violence a l'encontre des femmes reste un tabou d'ou les silences complices de la societé et l'omerta infligée par la femme elle meme,incapable,dans beaucoup de cas de faire face au poid des traditions,du regard accusateur de la societé.C'est pourquoi le travail des élements du service de la medecine légale a Constantine est important puisqu'il constitue une lucarne d'espoir dans un monde de brutalité.le professeur Abdelaziz Benharkat,mene un travail conséquent pour,d'abord avoir des statistiques fiables permettant de mieux cerner ce phénomene ensuite pour sensibilser la societé afin de le circonscrire.Selon certains chiffres, avances justement ,par le service qu'il dirige,le professeur Benharkat,il ya ce chiffre ce qui fait peur:10000 personnes sont violentées annuellement dans la ville de Constantine dont 10% sont des femmes!Il faut juste signaler que ce qui caracterise ce service c'est que la consultation est libre et n'obeit a aucune requisition,l'objectif est de pousser les femmes a venir des qu'il y'a aggression,donc sans trop de contraintes.Ces chiffres avancés,ainsi que ceux de la police et d'autres services de la gendarmerie et de la justice restent tres loin de la réalité et ne refletent pas l'ampleur du drame,puisque beaucoup de femmes,n'arrivent pas a franchir le pas en s'adressant a ces memes services ou aux associations activant dans ce secteur.Un oeil au beurre noir,un bras cassé,des ecchymoses sont souvent le fruits de ces "épanchements" conjugaux ou fraternels.Pour la femme,il lui faut beaucoup de courage,pour affronter cette situation,puisque,il y,a le risque pour elle de perdre son foyer et se retrouver dans la rue.Tout cela a cause,de ces traditions et conventions sociales archaiques qui donnent au mari le droit de vie et de mort.Et ce ne sont pas,comme on l'aurait cru,dans les milieux les plus defavorisés et pauvres que l'on observe uniquement ce phénomene,mais également dans les milieux et couches dits aisés et instruits.Enfin,sensé etre un lieu de securité,le domicile familial devient le theatre de la plupart des aggressions et violences conjugales,mais la rue et les lieux de travail,constituent aussi des endroits ou la femme continue de subir les affres de l'harcellement moral et sexuel.Faut il dire pour terminer que seule la sensibilisation et l'information en direction des differentes couches de la societé pourrait frainer ce phénomene dégradant,avilssant et surtout destructeur.